“désobéir pour sauver” : une exposition qui honore les “justes” de la police et de la gendarmerie


La France compte, après la Pologne et les Pays-Bas, le plus grand nombre de “Justes”. Un peu plus de 3 000 hommes et femmes ont été nommés “Justes de France” pour avoir, durant l’Occupation, aidé des juifs à se cacher afin d’empêcher leur déportation vers les camps de la mort, et contribué ainsi à sauver les trois quarts des 330 000 juifs de France.

Parmi eux, 54 policiers et gendarmes, qui ont obéi à leur conscience et désobéi à l’Etat français de Vichy, seront honorés en 2010 dans une exposition itinérante intitulée “Désobéir pour sauver”.

Une exposition qui offre l’occasion de comprendre que la désobéissance aux ordres se justifie quand elle répond à une exigence supérieure, celle de l’humanité.

CROWN PLAZZA TOULOUSE
CROWN PLAZZA TOULOUSE

Cette exposition installée à l’hôtel Crowne Plaza à Toulouse, mise en scène à l’occasion des vingt ans de l’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (Afmd) présidée par Dorlayne Durel et l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de guerre (Onac) est d’actualité.

Ces différents panneaux racontent l’action des 54 policiers et gendarmes nationaux honorés Justes parmi les Nations qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

Cette exposition a ravivé les souvenirs : « A Toulouse, le commissaire Jean Philippe préféra démissionner plutôt que de donner la liste des Juifs, avance Lucien Barbe, ancien commandant de police et président des Anciens Combattants et Résistants du ministère de l’Intérieur. Tout comme l’inspecteur Jacques Delmas qui refuse d’appliquer les ordres de Vichy ».

Mis à jour : mercredi 18 mai 2016