Revier


Le Revier était un block au sein des camps nazis

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REVIER DE LANGENSTEIN.

Photo prise par HENRY L GRIFFIN LE 19 AVRIL 1945

Le Revier peux être traduit par infirmerie, un hôpital, un lieu de convalescence mais c’est également un lieu de sélection.

Le Revier est dans certains camps appelés Lazaret.

Les Déportés malades s’y présentaient dans l’espoir d’être soigné, En fait la promiscuité, la faim, le froid y régnait. Dans la plupart des camps les Revier étaient dirigées par des droits communs

Au Revier , la ration de nourriture est réduite, les médicaments fort rares sont en quantités insuffisantes. Sans se préoccuper des risques de contagion les déportés sont entassés sur des paillasses infectées.

Les incurables, les infirmes sont irrémédiablement condamnés, abandonnés sans soins ou exterminés collectivement.

Le personnel sanitaire est composé de médecin SS qui supervise, d’infirmier « oberschwester » qui ne sont pas toujours diplômé ni même aide soignant, ces « soignants « sont redoutables et redoutées, émettent des diagnostics péremptoires et réfutent souvent ceux qui sont émis par les prisonniers vrais médecins compétents.
Les hommes ou filles de salles, la plupart sont polonais, allemand ou sont des droits commun

Témoignage

« Ces sept blocks présentent le même aspect : tous sont surpeuplées, dans tous domine cette odeur de dysenterie. Les squelettes s’y trainent de tinette en tinette, souillant tous sur leur passage. »

Les françaises à Ravensbrück par l’amicale de Ravensbrück et l’association des déportées et internées de la Résistance. Gallimard ISBN 2 07 024 843 7

« Le chirurgien se réservait les opérations qui consistaient presque uniquement en ouverture d’abcès. Jusqu’en octobre 1944, ce chirurgien fut Jupp, un belge qui refusait d’être autre chose qu’allemand et qui feignait de n’entendre ni le français, ni le flamand. Il était de son métier porteur à la gare de Cologne »

Histoire du camp de Dora – André Sellier - édition la Découverte ISBN 2 7071 2890 2

« Tous les jours, plusieurs détenus du block partaient au revier et on ne les revoyaient plus. Certains mourraient directement dans leur couchette sans aucune maladie ; ils s’étaient éteint comme une bougie consumée. »
"le laminoir" Serge miller - Calman Levy Paris 1947

Mis à jour : dimanche 20 janvier 2013