Parce que j’étais peintre un film de Christophe Cognet


Ce film est une autre manière d’aborder la question du témoignage , et la relation de ces objets à l’histoire.

.....« On a une photo de Sobibor mais on n’y voit rien, mais il y a ce dessin. » On voit le dessin mais on ne voit rien de Sobibor sur le dessin, sinon que les chambres à gaz étaient cachées par un mur de branches. C’est ce que montre le dessin, et c’est passionnant, parce que ce dessin est peut-être plus le document d’un résistant polonais qui a réussi à se cacher pour le faire, que de Sobibor en lui-même. C’est ce mouvement de pensée qu’il faut faire à chaque fois....."

"....le parti pris de matérialité permet à chaque fois de dire que tout ce qu’on voit est placé dans un contexte matériel, dans un paysage. Il n’y a pas d’objet en soi. Il y a toujours un environnement. Cette question de l’environnement implique que, quand je vais dans les sites, on se pose la même question et on « entre » dans les œuvres en se posant toujours la même question : celle de leur rapport entre ce qu’elles et ils figurent et leur épaisseur, leur matérialité, leurs manques, leurs béances même parfois, qui brouillent, opacifient et complexifient ce dont ces œuvres et ces sites sont censés témoigner, porter la trace..... "

C. Cognet

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Parce que j'étais peintre un film de Christophe Cognet
Parce que j’étais peintre un film de Christophe Cognet

Mis à jour : dimanche 16 février 2014