Message des déportés 26 avril 2009


Il y a 64 ans, les camps de concentration et d’extermination étaient libérés par les armées alliées.

Les familles de disparus et les rescapés tiennent à marquer l’attachement qu’ils portent à cette Journée nationale de la Déportation. Ils soulignent également l’importance qu’ils attachent à celle du 8 mai qui commémore la victoire de la démocratie et des droits de l’Homme.

De l’issue de la seconde guerre mondiale, ne dépendait pas seulement la victoire ou la capitulation d’un Etat ou d’une coalition mais le triomphe ou la défaite de toute une conception raciste et hégémonique du monde.

Dans ce jour commémoratif de la délivrance des camps, dans tous les pays libérés du nazisme, nous célébrons cette liberté acquise au prix de tant de sacrifices. En France, comme dans la plus grande partie de l’Europe, la domination nazie a entraîné des exactions inouïes : pillage, persécutions raciales, répressions féroces contre ceux qui, confrontés aux crimes de l’occupant et de ses complices français, n’entendaient pas rester passifs.

Après 64 ans, il est inadmissible que les crimes avérés des nazis soient ignorés ou même contestés.

Plus que jamais, en ces temps d’incertitude, les déportés invitent donc leurs concitoyens à se garder des idéologies de l’exclusion et du nationalisme dominateur qui furent le fondement de cette idéologie perverse.

Avant la disparition des derniers survivants, nous incitons nos descendants, les historiens et les pouvoirs publics à sauvegarder la mémoire des événements douloureux que nous avons vécus.

Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
Association des Déportées et Internées de la Résistance (ADIR)
Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR)
Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF)
Union Nationale des Déportés, Internés et Victimes de Guerre (UNDIVG)

Mis à jour : dimanche 16 juin 2013