Marie Claude ou le muguet des Déportés


Comme dit Céline Larrigaldie, « parler de Mémoire, c’est parler de vie et d’espoir àtransmettre  ». Parler de Mémoire c’est aussi parler d’avenir.

« Je veux avoir soif, ne pas être rassasiée  » disait Marie-Claude vaillant- Couturier.

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Marie Claude Vaillant Couturier
Une du journal Regards " Les déportés accusent"

Cette soif de vie, elle a su la partager généreusement en irriguant les consciences, tout au long d’une vie tournée immuablement vers les autres, dans un engagement sans faille, de la guerre civile espagnole àla Résistance, d’Auschwitz àRavensbrück, des droits de l’homme aux droits des femmes, du parti communiste àla Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Céline Larrigaldie, elle aussi, a soif. Soif de mots, de créations, de destinées àraconter, de rencontres, d’aventures théâtrales àpartager… Elle aussi regarde vers les autres et plutôt droit dans les yeux !

Alors, quand Céline a parlé àJean Pierre thiercelin de son désir d’approcher Marie-Claude Vaillant- Couturier sur scène, il l’ a tout de suite imaginée au coin de la rue du théâtre, en petite vendeuse de muguet le matin du 1 er mai.

Mais pas n’importe quelle vendeuse de muguet… Non. Car Marie-Claude, vend uniquement le muguet des Déportés. Un muguet qui a du sens et qui fleure bon la Mémoire et l’entraide. Un muguet de jeune militante au bagou pas trop tempéré, àla gouaille généreuse et au cÅ“ur gros comme ça !

C’est qu’elle croit dur comme fer aux lendemains qui chantent. Certes tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes mais elle, si ! Et ses parents qui, en ces années de certitude sont sà»rs que le grand Soir est toujours pour demain, ont naturellement appelé leur fille, Marie-Claude, en hommage àcelle qui a témoigné àNuremberg, après avoir regardé chacun des bourreaux droit dans les yeux.

Le blog de Poupette et Compagnie

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Mis à jour : jeudi 11 septembre 2014