La rafle du 1er mars 1943 à Villeurbanne


Suite à un attentat contre des Officiers de la Luftwaffe à Paris en février 1943, le commandement Allemand demande en représailles l’arrestation en France de 2000 juifs.

C’est par un bulletin des "Informations municipales" que les villeurbannais apprennent que : "les autorités d’occupation ont réquisitionné 153 habitants de leur ville le 1er mars 1943".

En réalité, il s’agit d’une rafle qui aura commencé très tot le matin et ne se sera terminée qu’en fin d’après midi.

Des soldats allemands et des miliciens bouclent un périmètre allant de la place Grand Clément au cours Emile Zola.

Trois cents personnes, très jeunes le plus souvent, sont arrêtées et rassemblées par les troupes allemandes au café Jacob, 1 place Grandclément.

120 personnes sont relâchées 180 sont regroupées dans la cour de l’école de l’Immaculée conception.

En soirée, ils sont dirigés vers la gare deVilleurbanne et mis dans un train qui les conduit vers le camp de Compiègne, ils y resteront 1 mois et demi, puis, comme ce fut le cas de Louis Croppi*, alors âgé de 17 ans,et malgré des tentatives d’associations d’entraide pour les faire libérer, ils seront déportés vers les camps de Mauthausen, de Dachau et de Buchenwald.

Soixante-trois d’entre eux seulement en reviendront et quinze ne survivront pas à leur retour.

Parmi eux, citons : Antoine Teyras, ouvrier en pelleterie, Léon Anklewicz, coiffeur polonais, Joseph Bothier 17 ans, soudeur à l’arc, Georges Barbero, maçon de Vaulx-en-Velin, Nicolas Jdanowski apprêteur russe, Salvador Martinez, manoeuvre en soierie, André Varraut, cloueur en chaussures , Henri Lalisse, apprenti tanneur, Georges Blanc, Georges Saltopoulos, ...

témoignage de Louis Croppi

Mis à jour : lundi 21 novembre 2016