L’écriture à l’épreuve de la déportation


Colloque international interdisciplinaire

du 10 au 12 mars 2016

à l’Université catholique de Lille

Coût : 15 € pour les 3 jours

gratuit pour les étudiants et moins de 25 ans

Renseignements & Inscriptions :

06 82 54 95 07 ou cathy.leblanc(at)univ-catholille.fr

La Lettre…
Dans le contexte des camps de concentration, l’écriture prend une dimension toute particulière. Elle commence par être la devise du camp, « A chacun son dû » pour
Buchenwald, « Le travail rend libre, pour Auschwitz et Dachau. Pourquoi une telle
étiquette ? Les slogans seront nombreux et sont les piliers de l’idéologie nazie : « Les Juifs sont notre malheur », lit-on sur des banderoles entourant un meeting antisémite le 15 Août 1935 au Sportpalast de Berlin. Ces étiquettes, ces slogans vont se graver dans les esprits pour motiver la haine de l’autre et justifier sa destruction. Ils deviennent une référence.

L’écriture se retrouve ensuite dans le matricule attribué ou gravé dans la peau, comme
cela se fit à Auschwitz. L’Homme, réduit au rang de bétail, est tatoué et doté d’un numéro qui le marquera toute sa vie et marquera la vie de ses descendants en quête perpétuelle de ce qui a été perdu sous le sceau de la déshumanisation.

L’Ecriture, c’est aussi la foi, la croyance en une transcendance, quelques soient les
religions, pratiques spirituelles ou fraternelles, un récit par lequel l’esprit peut se déplacer dans un univers différent et trouver quelque menu soulagement.

Mais l’écriture, c’est aussi le récit de vie qui s’écrira sous les formes les plus variées et se déclinera ensuite, après la libération en fiction.

Des chercheurs de France et de Navarre, d’Europe et d’Outre continent apporteront leur concours à la réflexion pour nous permettre de nous représenter cette question essentielle de l’écriture dans le contexte de la déportation.

Plus d’informations sur www.cathyleblanc.fr

PDF - 723.4 ko
Mis à jour : jeudi 4 février 2016