Jean Zay, l’oublié de la République



FICTION

Par Jean-Pierre Thiercelin

Réalisation : Sophie Picon

Né à Orléans en 1904, Jean Zay est le fils d’un intellectuel d’origine juive, directeur du journal "le Progrès du Loiret". A 27 ans, ce tout jeune avocat est élu député du Loiret sous l’étiquette radical-socialiste. Sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil dès janvier 1936, il est nommé ministre de l’éducation nationale à 32 ans. Au début de la seconde guerre mondiale, Jean Zay démissionne de ses fonctions et rejoint l’armée française en tant que sous-lieutenant.

En juin 1940, il gagne Bordeaux pour participer à la dernière session du parlement. Comme 25 autres parlementaires il participe au transfert du gouvernement en Afrique du Nord. Cible notoire d’une campagne antisémite, il est arrêté pour désertion devant l’ennemi et condamné à mort par un tribunal militaire. Renvoyé en Métropole, sa peine est muée en un internement à la maison d’arrêt de Riom. Le 20 juin 1944, trois miliciens présentent un ordre de transfert pour la prison de Melun. Quelques heures plus tard, ils l’assassinent dans un bois. Il faudra attendre le 5 juillet 1945 pour que Jean Zay soit réhabilité à titre posthume. En mai 2015, ses cendres seront transférées au Panthéon.

Générique

Jean Zay : Pierre Baux

Madeleine Zay : Amandine Deswasmes

Pierre Mendès France : Jean Luc Vincent

Le détenu : Pascal Tokatlian

Et les voix de Thomas Coux, Cyril Texier, Alexandre Swann

Bruitages : Elodie Fiat

Prise de son, montage, mixage : Claude Niort, Emilie Couët

Assistantes à la réalisation : Laure-Hélène Planchet, Clémence Bucher

Mis à jour : mardi 10 mai 2016