En hommage à Thérèse Menot l’infatigable témoin


Discours de Bernadette Malinvaud lors de ses obsèques le 17 août 2009

Nous voici très nombreux prés de toi, Thérèse, pour un dernier hommage. Tu me disais toujours “tu sais au camp il ne fallait pas pleurer, si tu pleurais t’étais fichue. Il ne faut jamais se laisser aller”. Alors, aujourd’hui, malgré l’émotion nous allons essayer de ne pas pleurer.

Thérèse, en 1940, munie d’un CAP de comptabilité tu entres travailler aux Assurances Sociales.
Tu as tout juste 17 ans ce matin de l’été 1940 où avant de partir à ton travail tu aides ta mère à distribuer de la soupe à un flot de femmes, d’enfants, de vieillards entassés parmi leurs balluchons : ce sont des réfugiés qui fuient devant l’avancée des troupes allemandes. Quelques semaines plus tôt le maréchal Pétain a signé l’Armistice scellant la défaite des armées françaises. La France est coupée en deux zones ; toi, tu vis dans la zone dite “libre” et tu es bouleversée par la détresse que tu as lue dans les regards de ces victimes de l’exode. C’est ce que tu expliques à deux collègues de travail, deux collègues avec qui un peu plus tard tu t’appliqueras à confectionner des dossiers et des papiers falsifiés afin que ces malheureux puissent survivre. Ainsi commence ta résistance.

Printemps 1943 : toute la France est occupée, partout s’installe la terreur. Les rafles de Juifs, les arrestations de résistants se multiplient, la menace du STO plane sur les jeunes. Pierre Planteligne est comptable à l’usine Gnome et Rhône de Limoges. Chef de L’AS Combat il informe ton père lui-même engagé dans la résistance-Fer qu’il est à la recherche “d’un adjoint efficace au service du personnel”.
C’est ainsi, tout naturellement qu’en mai 1943 tu débutes dans ton nouvel emploi au service de la paye dans cette usine qui fabrique et répare des moteurs d’avion sous contrôle des allemands. Là, tu deviens sténo dactylo clandestine du Mouvement Combat sous les ordres de Chassaing alias “Castor”. Ton emploi administratif te permet de circuler librement dans l’usine, d’échapper aux fouilles ; tu en profites pour décupler tes activités de résistante :
- En ces temps de pénurie tu as accès au papier et à l’encre alors tu récupères tout ce que tu peux pour fabriquer les tracts qui seront écrits à la main ou à la ronéo
- Tu “chapardes” des cartes de travail vierges pour en fabriquer de fausses qui permettent aux réfractaires du STO ou à des Juifs, de vivre clandestinement parmi les 3000 ouvriers de l’usine ;
- Il faut aussi dénoncer la collaboration et la propagande du régime de Vichy, informer de la réalité de la situation, encourager à la lutte, pousser à résister par tous les moyens : c’est ce que tu fais en distribuant dans l’usine les journaux clandestins et notamment “la Vie Ouvrière” (journal de la CGT donc interdit).

Mais, dénoncée, tu es arrêtée à ton travail par les hommes de la gestapo le 4 janvier 1944, deux semaines après ton chef P.Planteligne.Tu es emmenée dans le local de la gestapo, Impasse Tivoli : “A quel réseau appartiens-tu ? Donne des noms”. Tu te tais ; les gifles et les coups tombent, tu t’effondres, tu ne diras rien. Amenée à la prison, tu es jetée dans une cellule où se trouve déjà une espagnole qui a participé à la guerre d’Espagne avec les républicains : c’est Neige. Vous ne vous quitterez qu’à votre retour de déportation.
Le 21 janvier c’est en train que vous quittez Limoges pour le camp d’internement de Compiègne. Tu repars de Compiègne le 31 janvier 1944 dans le convoi 175 où sont regroupées plus de 900 femmes amenées de toutes les prisons de France.
Vous voyagez 3 jours et 3 nuits entassées dans des wagons à bestiaux. Vous arrivez à l’aube : il fait -27°sur cette plaine de l’Allemagne du nord, couverte de neige, balayée par les vents.

Dans la lumière éblouissante des projecteurs, sous les hurlements et les coups des SS, les aboiements des chiens, vous découvrez le camp de Ravensbrück et ses 32 baraques. Puis c’est l’entassement à 100 par block : on vous déshabille, on vous tond, on te jette une chemise, une robe et une veste à rayures bleues, marquées du triangle rouge des déportées politiques. Pour éviter les coups tu dois apprendre à dire en allemand ton numéro matricule : 27419. Désormais, il remplace ton nom : tu es une déportée, c’est à dire dans la logique nazie un stück, un morceau.
Pour tes camarades déportées tu deviens “TITI

S’enchaînent alors pour toi toutes les étapes, maintenant bien connues de cet univers concentrationnaire : les appels matin et soir qui durent des heures, les punitions, les coups de schlague, les corvées, la faim, la soif pire que la faim, la mort quotidienne de camarades, le travail forcé. Travail dans les marais qu’il faut assécher pour agrandir le camp : les pieds dans l’eau avec tes compagnes, vous piochez, vous creusez des tranchées, vous fabriquez à mains nues des briques de boue - si elles ne sont pas parfaites, les coups pleuvent - vous les empilez dans des wagonnets tirés par les unes, poussés par les autres vers les villas des SS construites prés du camp : la bonne terre servira à planter des fleurs dans leurs jardins, leurs enfants jouent à vous jeter des pierres….
Mais toi, les enfants dont tu nous parles ce sont ces enfants du camp, habillés comme toi en petits bagnards, enfants sans jouets aux yeux creux, aux lèvres sans sourire, au visage ridé ; enfants voués à disparaître avant d’avoir grandi. Pourtant les femmes de Ravensbrück ont réussi à sauver deux bébés, nés au camp juste avant sa libération. Quelle émotion quand tu racontais ce sauvetage aux élèves ! Aujourd’hui, 64 ans après, ces deux rescapés sont là prés de toi.
En avril 44 tu quittes Ravensbrück : tu es emmenée avec une centaine d’autres femmes dans le kommando d’Holleischen qui dépend du camp de Flossenburg situé en Tchécoslovaquie. Il te faut travailler dans une usine de munitions puis, durant l’hiver 1944/45, tu dois déblayer la neige et faire des travaux de terrassement dans la forêt avant d’être envoyée enlever les décombres provoqués par les bombardements qui se multiplient au début de l’année1945.

Confrontée à cet univers de terreur, à cette volonté de déshumanisation, tu réalises vite qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’il ne faut pas se laisser détruire, qu’il faut se battre, lutter, résister par tous les moyens. Tu développes toute l’énergie dont tu es capable - et nous connaissons la force de cette énergie, de cette volonté qui t’a animée toute ta vie- pour :
- Résister à la fatigue, aux coups, au froid, aux maladies.
- Résister pour soi, et pour les autres, aider les autres à résister- tu insistais toujours avec force sur cette volonté, cette entraide qui vous fut essentielle dans les camps pour survivre.
- Résister pour rester debout, pour garder courage et dignité. Alors on se récite des poèmes, on apprend à parler allemand, on chante, on improvise des pièces de théâtre et toi, Titi, un dimanche soir, tu trouves la force de brandir une couverture avec les gestes du toréador tandis que Neige l’Espagnole devient taureau et vous voilà entonnant : “toréador ton cœur n’est pas en or, toréador, toréador ” repris en chœur par toutes les femmes du block y compris les plus démoralisées. Ce soir là dans vos cœurs et dans vos têtes vous sentiez bien que vous veniez de remporter une victoire sur les nazis.
Ces Kapos, ces SS il ne faut pas qu’ils voient la réussite de leurs féroces projets : il ne faut pas qu’ils assistent à votre déchéance, alors Titi tu veilles, mieux, tu surveilles  :
- tu partages vos maigres pitances pour alimenter les plus affaiblies.
- tu rappelles à l’ordre celle qui se laisse aller aux larmes et au désespoir.
-  tu houspilles celle qui ne se lave pas, car au camp ne pas se laver c’est être fichue, c’est s’avouer vaincue alors il faut absolument se laver même si le maigre filet d’eau qui coule du robinet est glacé : SE LAVER.
-  tu résistes encore et toujours simplement pour continuer à dire NON, non à cette folie meurtrière des nazis.
Au camp d’ Holleischen tu es obligée de travailler dans une usine de munitions, alors un peu de salive ou un pou mêlé à la poudre et voilà des balles de mitraillettes transformées en “pétard mouillés”.
Pour te punir de ces sabotages, tu es envoyée dans le groupe de travail “des fortes têtes”, kommando disciplinaire. Là, tu dois, avec une compagne, déblayer la neige à l’aide d’une planche, ensuite tu es contrainte à faire des travaux de terrassement pour construire une route : piocher, creuser, tirer des troncs d’arbres, transporter des blocs de pierre, pelleter du sable au milieu d’une forêt dans les monts de Bohème en plein hiver 1944 /45 :
- la température peut descendre jusqu’à -35°.
- c’est l’enfer et même si tu continues à résister en économisant au maximum tes forces, en ralentissant le plus possible ton rythme de travail dés que le kapo tourne le dos, tu nous avouais : “cette fois j’ai cru y passer”.

Enfin, le 3 mai 1945, des partisans tchèques et polonais libèrent le camp. Et c’est encore une fois en train que tu rentres à Limoges le 25 mai. A la gare, une foule immense attend le retour des prisonniers de guerre ; à l’écart, tu aperçois tes sœurs qui te sautent au cou et toutes les trois, vous parcourez à pieds les 3 km qui séparent la gare des Bénédictins de votre maison familiale. Là, sur le pas de la porte, ta mère vous attend : elle est en deuil et tu comprends immédiatement : ton père, ce père qui fut ton complice de résistance est mort !

Mai 1945 : l’Allemagne nazie a capitulé, déjà il faut penser à la reconstruction : reconstruction du pays, reconstruction des Hommes. Mais vous, les déportés vous vous sentez étranges, étrangers même, perdus, incompris dans cette société. Et d’ailleurs qui cherche à vous comprendre, à vous écouter ? Et puis comment dire ce que vous avez vu, vécu, enduré ? Comment dire les milliers de compagnes laissées là-bas dans la boue des marais, comment raconter leurs cendres dans le lac ? Alors vous vous taisez, vous vous repliez sur vous-mêmes et toi, Thérèse, tu te recroquevilles au fond de ton lit dont tu ne veux plus sortir. Affaiblie, maigre, malade, tu refuses de manger : Titi mère courage, Titi le pitre s’effondre. Alors Neige, cette compagne avec qui tu as vécu pendant toute ta déportation, intervient : elle te rappelle en termes vigoureux le courage, la volonté qui t’animaient là- bas pour toi-même et pour les autres : “alors, quoi, tu ne vas pas te laisser aller maintenant ?”
Mais bien sûr que non ! Et tu réagis : il te faut bouger, retrouver un sens à la vie, et puis, oui, il faut vivre. Alors, un matin de l’automne 1945, tu reprends le chemin de ton travail dans cette usine devenue l’Arsenal. Là, sur le seuil de ton bureau, nouvelle déception : à ta vue, tes collègues brusquement très affairées plongent la tête dans leurs dossiers. Gêne ? Honte ? Peur ? Nul ne saura jamais.
Dix ans plus tard, en 1955 avec l’Abbé Varnoux qui fut déporté à Mauthausen, vous exposez à l’Hôtel de Ville de Limoges, des photos, vos vêtements, quelques objets rapportés de votre déportation. Une dizaine d’anciens déportés sont présents : on discute, on questionne, on regarde, et brusquement tes collègues médusés découvrent la réalité de ta déportation. En 1958 c’est dans les locaux de l’Arsenal que la médaille militaire t’est remise. Tu reçois aussi la croix de guerre.
Mais toi, depuis longtemps, tu as retrouvé ta vivacité de battante, et tu ne chômes pas. En 1948 tu crées à L’Arsenal une équipe féminine de basket dont tu deviens l’entraîneur et jusqu’en 1977 c’est tambour battant que tu mènes et encourages “tes filles”. Tu te plais à répéter que c’est grâce aux jeunes, à ces jeunes que tu as pu te reconstruire, que c’est pour eux que tu as reconquis l’amour de la vie.
Cette vie tu l’as bien remplie :
- par ton travail.
- aussi par ton militantisme, ta générosité : militante à la CGT, à l’Union des Femmes françaises, membre du Conseil d’administration du Secours Populaire, on te retrouvais dans tous les combats contre les injustices, contre les inégalités, dans toutes les luttes pour la reconnaissance et l’extension des droits des travailleurs, des droits des femmes, de toutes les femmes.
- tu n’as jamais laissé passer une occasion de mettre en exergue le rôle des femmes dans la résistance, rôle que tu estimais n’être pas reconnu à sa juste place.
- Militante aussi bien sûr au sein d’associations de résistants et de déportés : tu étais membre de l’Amicale de Ravensbrück
- Membre du Conseil d’Administration de la Fédération Nationale des Déportés Internés et Résistants Patriotes
- Présidente pour la Haute-Vienne de L’Association Départementale des Internés
- Présidente d’honneur de la délégation territoriale 87 des Amis de la fondation pour la Mémoire de la déportation
Ce militantisme, ce dévouement t’ont conduite au Conseil Municipal de Limoges où tu es élue en 1995 comme “personnalité Indépendante”.
Indépendance, oui, tes enfants, tes sœurs, ta famille, tes amis, tous ceux qui te connaissent bien peuvent témoigner de ta volonté à rester indépendante ;
Fidélité aussi.
Fidélité à des valeurs à ces valeurs auxquelles tu croyais : liberté, bien sûr mais aussi fraternité, justice, générosité.
Fidélité à des hommes et femmes qui t’ont marquée : fidélité à tes camarades de déportation, les vivantes mais aussi les mortes.
Fidélité à ton père dont tu rappelais toujours le rôle fondamental qu’il eut pour t’apprendre l’endurance.
Fidélité à tes collègues des Assurances sociales et “aux dames de la Cité des Coutures ” avec qui tu fourbis tes premières actions de résistante, fidélité à ton professeur d’histoire qui fut révoquée en 1940.
Fidélité à tes camarades de résistance.
Fidélité à deux fortes personnalités qui t’ont marquée par leur charisme et leur volonté :
Georges Guingoin dont il n’est pas besoin ici de rappeler le rôle dans la résistance limousine et l’abbé Varnoux, que tu as aidé puis remplacé dans l’organisation des pèlerinages au camp autrichien de Mauthausen.
Tu aimais bien rappeler, aux élèves notamment, sa formule favorite “quand tu veux tu peux”
“Quand tu veux tu peux”, tu t’es d’ailleurs appropriée cette formule et, Thérèse,
- quand tu veux un nouveau musée de la résistance, il voit le jour à Peyrat le Château ; ce qui ne t’empêchait d’ailleurs pas de veiller sur le Musée de la Résistance et de la Déportation de Limoges où tu continuais d’accompagner et de guider les visites de nombreux groupes d’élèves et d’adultes encore tout récemment.
- Quand tu veux que soit rappelé et maintenu le souvenir de tous ces déportés partis de la Gare des Bénédictins, tu obtiens la dénomination de la Place Maison Dieu en Square des déportés.
Pour toi il s’agissait toujours de maintenir vivants tous les aspects de la mémoire.- Mémoire des lieux : de résistance et de déportation : chaque année tu as accompagné des lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation et leurs professeurs à Ravensbrück. Au dernier moment cette année ta santé ne t’as pas permis de partir et ce fut certainement un grand déchirement pour toi.
- Mémoire des faits : chaque année tu te dépensais sans compter pour assurer la réussite de ce concours de la Résistance, distribuant le Patriote Résistant dans les établissements scolaires et multipliant les conférences et témoignages. Ce que tu fis encore pour le dernier concours.
- Mémoire des déportés : “Tu leur diras”, c’est la mission que t’ont donnée tes compagnes. Elles ne pouvaient pas être mieux entendues ! Pendant plus de 30 ans sillonnant la Haute-Vienne d’écoles en Collèges et lycées tu disais
Tu disais à ces élèves, à ces jeunes que tu aimais tant, tu leur disais, tu leur racontais, tu leur rendais perceptibles, les bruits, les coups, les odeurs. Cette odeur de fumée des fours crématoires que tu découvris à Ravensbrück un matin alors que tu allais chercher les bidons contenant l’ersatz qui vous servait de café.
Pélérinage à Ravensbrück
Pélérinage à Ravensbrück

Tu leur disais les responsables, les lâches, les complices de ce drame du XXème siècle.
Tu leur disais les fondements de l’idéologie nazie qui fut l’instigatrice de ce mal absolu.
Mais tu leurs disais aussi ton amour de la vie, la fraternité, la solidarité qui t’ont permis de survivre et sans lesquelles l’Homme n’est plus l’Homme
Tu leur disais ta confiance en eux pour que tes combats n’aient pas été vains, ta confiance en eux pour assurer le relais dans le passage de cette Mémoire, ta confiance en eux pour qu’ils demeurent des citoyens vigilants.
Tous ceux qui t’ont vue ainsi entourée des élèves savent la richesse, la profondeur du message que tu leur faisais partager. Il faut aussi avoir vu la complicité qui naissait entre toi et eux : Thérèse, “ces petits”, tu les aimais et ils te le rendaient bien. Tu vas leur manquer ainsi qu’à leurs professeurs.

Depuis ton retour de déportation, 64 ans ont passé. 64 années d’une vie bien remplie, d’une vie profondément marquée par tous ces engagements qui ont été reconnus par les nombreuses distinctions dont tu as été honorée à juste titre : Légion d’Honneur, Palmes Académiques, Ordre National du Mérite pour ne parler que de quelques unes. Toi, cabotine,
tu aimais bien ajouter celle anonyme, que t’avait attribuée une de ces élèves que tu as profondément marquée et qui, devenue journaliste, t’avait déclarée “Résistante à Vie”.

Merci TITI pour ton courage, ta résistance, ta générosité,
Merci THERESE pour l’exemple, pour la leçon de vie et d’humanisme que tu nous as donné.
Merci Mme MENOT pour tous vos engagements de citoyenne, vous avez été une “Grande Dame” dont nous garderons à tout jamais le souvenir.

Avec votre disparition se tait la voix d’un témoin et le témoignage du survivant ou du résistant est irremplaçable. Cependant il incombe aux historiens, aux professeurs d’histoire, à nous tous citoyennes et citoyens de continuer votre combat pour préserver toujours la dignité de l’Homme. A nous tous de poursuivre votre travail de transmission de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation aux jeunes générations, à nos enfants et petits enfants. A nous tous de veiller à ce que soient toujours défendues et protégées les valeurs de la démocratie et de la république, ces valeurs auxquelles vous étiez tant attachée. A nous tous d’avoir toujours en mémoire votre devise : “toujours lutter”.

quelques photos :

Remise de la Légion d'Honneur
Remise de la Légion d’Honneur

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Thérése jeune

Jeune maman
Jeune maman

1948 son équipe de Basket
1948 son équipe de Basket

Mis à jour : lundi 21 décembre 2015