Découvrir la mémoire de la Déportation au Père Lachaise


Dès le XIXe siècle, le Père-Lachaise est constitué en espace mémoriel autour de
tombes de personnalités et de monuments.

Après la Première Guerre mondiale, le Père-Lachaise est identifié comme un espace de la mémoire parisienne mais également comme un espace à part entière de la mémoire nationale.

A la Libération, le secteur du mur des Fédérés devient lieu d’inhumation et de réalisation de cénotaphes en hommage aux résistants morts pour la France.

Dans cet espace mémoriel de la 97e division s’inscrit la mémoire de la Déportation.

Dans l’immédiat après-guerre, cette première phase de construction est assurée principalement par les anciens déportés réunis en amicales ou rassemblés au sein de grandes fédérations, dès leur retour.

L’absence de réalisations d’importance nationale par les pouvoirs publics (hormis une exposition au Grand Palais sur les Crimes hitlériens), l’éloignement des sites des camps, le fait que beaucoup de déportés disparus n’ont pas eu de sépulture ou que beaucoup de familles ne peuvent se rendre sur les tombes connues mais trop lointaines conduisent les associations de déportés à s’intéresser au Père-Lachaise ; en tant que cimetière, il permet de rendre hommage aux morts dans un espace qui leur est uniquement consacré ; en tant que lieu de mémoire reconnu.

La Dt de Paris vous convie a venir découvrir un ensemble unique, révélateur de l’évolution de la mémoire de la Déportation depuis 1945. Elodie Bulfay, guide de la Ville de Paris, vous propose les clefs pour comprendre la signification de ces monuments qui rendent hommage aux victimes, à ces disparus qui n’ont jamais eu de pierre tombale. Des monuments qui sont aussi un appel à la vigilance, à l’heure
où surgissent des paroles et des actes d’intolérance et de haine.

Prochaine visite

DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2013
A 15 H

ENTREE : PORTE RUE DES RONDEAUX

métro : ligne 3 Arrêt Gambetta

PDF - 2.9 Mo
Brochure Père Lachaise
Mis à jour : samedi 24 août 2013