Décès d’Andrée PATÉ


Déportée, résistante, militante communiste, Andrée Paté est décédée à l’âge de 104 ans.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Andrée Paté, native de Saint-Florentin dans l’Yonne, est corsetière, employée à la bonneterie Mazoyer. Elle trouve un emploi aux Verreries mécaniques champenoises de Saint-Brice-Courcelles. Après l’arrestation de son mari, couvreur-zingueur à Reims dès 1941 et qui sera déporté à Buchenwald, elle continue, plus déterminée que jamais, son action dans la résistance notamment aux côtés de Marie-Louise Monin et d’Aline Huon qui constituent avec elle un « triangle ».
Elles animent les « Comités féminins » du Front national de lutte pour l’indépendance de la France mais elles participent aussi à des distributions de tracts, à la rédaction de journaux clandestins, à des transports de machines à écrire et de papier, à des prises de paroles sur les marchés, à des collectes de vêtements pour les clandestins, et au recrutement de Francs-tireurs et partisans français (FTPF).
Le 24 avril 1943, Andrée Paté est arrêtée à Reims sur dénonciation. Elle est déportée comme résistante le 18 avril 1944 au camp de concentration nazi de Ravensbrück. Elle est affectée le 4 juin 1944 au kommando de Holleischen. Elle y est libérée le 5 mai 1945.
Andrée Paté a témoigné de son engagement et de son parcours tant qu’elle a pu devant les élèves ainsi que devant des professeurs stagiaires. Elle s’est impliquée dans les activités de la délégation marnaise des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Sur le site de Jean-Pierre HUSSON : http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_deportation/temoins51/pate.htm

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Mis à jour : mercredi 21 mars 2018