DT 95 - CLAIRE, Lauréate du Concours National de la Résistance et de la Déportation, 2011/2012


Claire, élève au Lycée Notre Dame de la Compassion à Pontoise, Lauréate du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2011/2012, nous accompagnait lors du voyage organisé au camp du Struthof pour récompenser les lauréats.

Elle a rédigé un compte-rendu de cette visite nous faisant part de ses réflexions. Cette visite lui a permis de mesurer de manière concrète l’horreur des camps mais aussi les monstruosités que des hommes peuvent infliger à d’autres hommes.

Les professeurs d’histoire à travers leur enseignement font un travail remarquable de mémoire, de sensibilisation, mais aussi de prévention auprès des nouvelles générations en leur apprenant à rester vigilant envers eux-mêmes et les autres.

Merci à cette jeune fille. Nous vous livrons son texte.

«  Le 15 Juin 2012, les lauréats du concours de la résistance et de la déportation sont arrivés au Struthof, site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler, situé en Alsace à 800 mètres d’altitude.

Après nous être restauré dans le self, nous sommes partis visiter le camp. Nous avons marché sur le chemin avec à notre gauche une vue plongeant sur la forêt en contre bas. Lorsque nous sommes arrivés devant le portail, nous avons fait une halte à une rambarde située à notre gauche. Depuis cet endroit nous apercevions la lanterne des Morts. Elle se situe à l’emplacement où les cendres des corps des déportés, provenant du crématoire, étaient répandues sur les jardins pour servir d’engrais.

Puis nous sommes entrés par un imposant portail fait de barbelé et de poutres enchevêtrées portant l’inscription
« KONZENTRATIONSLAGER NATZWEILER – STRUTHOF ».

A nos pieds s’étendait des rectangles de sable, ancien emplacement des baraques. Sur l’un des rectangle se trouvait la potence. Ici, nous avons pu examiner et essayer de porter les chariots vides qu’utilisaient les déportés pour transporter les pierres. C’est ainsi nous avons pu nous constater les difficultés qu’un déporté pouvait avoir à porter ces chariots pleins sachant qu’ils étaient sous alimentés et très faibles.

Puis nous sommes remontés pour récupérer le chemin principale nous sommes ainsi passés devant un des nombreux miradors. Nous avons continué puis tourner à gauche pour nous diriger vers ce que les déportés appelaient le ravin de la mort. Nous sommes descendus en le longeant pour arriver au niveau de deux blocks, le block cellulaire et le block crématoire. C’est vers ce dernier que nous nous sommes dirigés. En entrant nous avons pu voir le four crématoire puis des salles annexes telles que la salle d’opération, d’expérimentation et d’autopsie, endroit où ont lieu toutes les expériences sur les détenus mais aussi la chambre des cobayes, la salle des urnes funéraires et la salle des exécutions. Nous sommes ressortis pour nous diriger vers la fosse aux cendres. C’est à cet endroit même que les S.S répandaient les cendres des déportés. Nous avons continué vers le block cellulaire, les pièces qui le constituaient servaient de cellules d’enfermement pour les déportées puni ou qui devait être exécutés. Dans l’une de ces cellules on pouvait apercevoir le chevalet de bastonnade.

Puis nous avons remonté la grande pente longeant toujours le ravin de la mort. Et afin de rendre hommage aux déportés nous nous sommes rendus au Mémorial, le tombeau du déporté inconnu portant les inscriptions « HEROS ET MARTYRS DE LA DEPORTATION LA FRANCE RECONNAISSANTE ».

Pour terminer nous nous sommes rendu au musée qui se trouvait dans une ancienne baraque, nous avons pu y voir des objets datant de cette période. Je pense que cette sortie nous a apportés beaucoup dans le sens qu’elle nous a fait réfléchir sur l’horreur des camps mais aussi sur les horreurs que l’Homme peut commettre.  »
Claire L 2G

Mis à jour : dimanche 16 juin 2013