70eme anniversaire du 1er parachutage d’armes à La Couture


Pour marquer le 70ème anniversaire du premier parachutage d’armes en Vendée, la municipalité a organisé samedi 13 juillet avec le conseil général, une cérémonie devant la stèle du Bois-Roquet.

86 porte-drapeaux et de nombreux élus y ont ainsi défilé pour y déposer des gerbes entre la Marseillaise et le Chant des Partisans. Thierry Priouzeau, maire de cette petite commune a rappelé cette fameuse nuit du 13 au 14 juillet 1943 où des résistants "sans états d’âme et sans moyens"ont participé à ce "premier des huit parachutages d’armes effectués en Vendée en 1943".

Tous les élus de Sylviane Bulteau, députée de la circonscription aux conseillers généraux, Jean-Pierre Hocq et Marcel Gauducheau, ont salué le courage de ces résistants avant d’insister sur la nécessité de la transmission de ces évènements aux générations futures.

Gaston Marceteau, dernier témoin vivant de cette opération raconta avec sobriété, les préparatifs, le parachutage, le transport jusqu’aux caches d’armes. L’ancien résistant et déporté de Buchenwald a capté l’attention de tous et bouleversé l’ensemble de l’assistance. il a rappelé le contexte, raconté les préparatifs... "Pour ce genre d’opérations il fallait prévoir un groupe de 19 hommes. Quelques jours avant, deux d’entre eux avaient en charge l’écoute de la BBC et quand ils entendirent l’alexandrin de Werther de Jules Massenet "Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps", ils surent que le parachutage aurait lieu en cette nuit de pleine lune. L’installation des trois lampes, deux rouges, une blanche, puis l’ouverture des parachutes larguant les containers, tout se fit presque sans encombre". Les armes cachées chez Georges Petit furent récupérées le lendemain.

Les résistants devaient payer très cher leur audace et leur volonté de lutter contre l’occupant nazi. Plusieurs furent déportés et certains ne revinrent pas (voir document annexe)

Les adhérents de l’AFMD 85 ont profité de cette cérémonie pour informer les présents de la naissance de l’AMRDV dont le but est évidemment de garder la mémoire de ces faits et des valeurs qui motivèrent les résistants à combattre contre l’occupant nazi pour retrouver la paix, la liberté et la démocratie.

Le communiqué de presse informant de la création de l’AMRDV est paru dans les colonnes d’Ouest-France le 17 juillet.

Mis à jour : lundi 5 août 2013